LABOURABE : adj.
Labourable : - Enn' terr' labourable. V. Arié.

LABOURAGE : s.m.
Labourage : action de labourer.

LABOURÉ : v.p.
Terre ou champ labouré.

LABOURER : v.a.
Labourer :
- I l'o labouré ses terres à l'avénne. Chés terres sont durs à labourer.
Les terres sont durs à labourer, le manque de gel en étant la cause.

LABOUREUS: s. m.
Laboureur : nom donné à celui qui faisait le travail ou labour des petits ménagers.
- Je n'sus point contint d'min laboureu.
Je suis mécontent de mon laboureur.

LACHE : s.f.
Attache ou corde en chanvre, servant à attacher les bêtes. V. Longe.

LAGNÈRE : s.f.
Lanière : - Enn' lanière ed'tchuir (en cuir). Em' lanière ed'cachouère (de fouet). V. Accoupe.
s.f.
Lanière ou courroie de cuir :
- Em'iagner' ed'cachoêre a l'est cassée. Ma lanière de fouet est cassée.

LAIT : s.m.
Lait : - Lait prinds. Lait pris que l'on retirait d'une jatte, après en avoir enlevé la crème, et qui servait à faire du fromage blanc après addition de présure. Lait caillé qui par la chaleur ou la durée à tourné.

LAIT'RIE : s.f.
Laiterie : local servant à la vente du lait reconnue sanitairement depuis 1970.

LAITIER : s.m.
Marchand de lait : à l'heure du laitier. Les Allemands pendant l'occupation, arrêtaient les Résistants très tôt le matin ce qui faisait dire "être arrêté à l'heure du laitier".

LAITRON : s.m.
Poulain de 1 an à 18 mois.
- J'ai acaté un laitron à St Clémint.
J'ai acheté un poulain à la foire de la St Clément, qui a lieu le 23 novembre à Airaines.

LAMBIC s.m.
- Foaire sin cid' à lambic. Faire macérer les pommes écrasées, dans une petite quantité d'eau, par lit successifs de paille, sans utiliser le pressoir.

LAMBINEUX : s.m.
- Qui lambine. Qui agit avec lenteur.
- I n'in finit point, ed'mandé li quoi qui torne ?
Il n'en finit pas, il passe son temps à de futilles occupations.
V. Luronneux.

LANCH'RON : s.m.
Laiteron : genre de composés liguliflores à latex blanc, qui constitue une excellente nourriture pour les lapins.
- Aller à lanch'rons. Faire de l'herbe pour les lapins. On trouvait ceux-ci dans les jachères ou champs de pommes de terre, en voie de disparition par suite d'emplois de desherbant ou de double culture.
V. Bibeus, brin d'cot.

LANDAU : s.m.
Voiture à quatre roues, dont la double capote se lève et s'abaisse à volonté.

LANDIERS : s.m.
Gros chenet de fer, se trouvant dans les anciennes habitations, placés devant le feu de bois et servant à tenir les bûches.

LANDJER : v.a.
Fumer la langue et la gorge du porc.

LANDJIR : v.a.
Languir : - Mes bett'raves i landjit'tnt, avec un mole d'nitrat", i vont r'partir.

LANDJU : adj.
Médisant : personne qui ne peut rien tenir pour soi et de mauvais rapport.

LANDJUYER : v.a.
Visiter la langue d'un porc pour voir s'il est sain.

LANDJUYEUX : adj.
Celui qui est commis pour landjuyer les porcs.

LANGREUX : adj.
Maigre : personne ou animal chétive.
- T'os lo un vieu i l'est malade, rien d'étonnant qui l'o un corps étranger, qui l'est langru. Vieu langreu.

IANGU'S ED'VAQU'S : Feuille de la grande consoute qui croit surtout dans les terrains humides. Lors de le guerre 39/45 de certaines personnes fumaient celles-ci, après les avoir mis séchées.

LANTERNE : s.f.
Lanterne à cornes : lanterne ronde à bougie dont les carreaux, étaient en corne.
Lanterne à voiture. Lanterne carrée à bougie dont la partie du bas était cylindrique et se dévissait, afin de pouvoir y introduire la bougie ; celle-ci pouvait être, soit suspendue à l'aide d'un anneau dans la partie supérieures ou fixée à l'avant de la voiture par une bague soudée à une tige.
- Foaire des lanternes. Dresser trois ou quatre gerbes d'avoines ou autres l'une contre l'autre dans le champ et liés au sommet par un lien de paille ou de corde.
Prendre des vessies pour des lanternes. Faire croire à l'invraisemblable.

LARD : s.m.
Viande de porc : du lard salé. Lorsqu'on tuait le porc, on mettait la viande dans un saloir, avec du sel pour faire de la samure afin de conserver celle-ci. - Enn'om'lett' au lard. Petits dès de larderons que l'on faisait cuire avec des oeufs.

LARI : s.m.
Terre en côté et de faible qualité.
- Ch'est des larris. Des mauvaises terres. Des riez, gatchères.

LAVINDER : v.a.
Laver : - Laver chés sieux. Laver les seaux qui ont servis à donner à manger aux porcs. Lavinder des verres. Tremper les verres dans un récipient rempli d'eau. V. Ratrucher.

LAVIND'RIE : s.f.
Eaux grasses provenant des eaux de vaisselle.
- Ieu d'lavind'rie. Servant à faire la boisson aux porcs, additionnée de lait, de mouture et de pommes de terre.

LAVINDEUX : adj.
Personne médisante, se plaisant à dire de mauvaises choses sur ses semblables. - I f'roait bien miux d'laver sin linge. V. Lavureux.

LAVUREUX s.m.
Personne sans goût pour le travail. - I n'est boén qu'à lavurer.

LAYOUTE : adj.
Se dit d'une personne débonnaire et misérable, qu'on employait dans les fermes, rien que pour leur nourriture. - Ch'est un pov'layoute.

LÉNNE : s.f.
Lune : en hiver lorsque la lune est brillante c'est signe de froid.
Si la lune tombait un vendredi, toute la lunaison était mauvaise.
- Veut miux vir, un leu intrer dins énn'berqu'rie, quéll'lènn'ec'mincher un vendredi, tel était la superstition des vieux.
- Lénn'rousse lune qui commence après Pâques se terminant le jour de la Saint-Servais,c'est-à-dire le 13 mai engendrant ainsi tous les Saints de glace, Mamert le 11 et Pancrace le 12.
- I feut toujours s'mer in lénn' déchindante (déclin) d'mêm' equ'pour abatt' du bos, pour n'point qui s'maque à vers.

LICOT : s.m.
Licol : harnais de cheval passé autour du cou de celui-ci et composé d'un anneau, dans lequel est introduit la longe.
- Licou. Attache de veau. - Ech'vieu vo s'étranner avec sin licou.
Le veau va s'étrangler avec son collier (longe passée au travers du cou avec un tour mort).

LIE : s.f.
Enveloppe dans laquelle se trouve le foetus et que les bêtes (vaches) rejette après le vêlage. Le cultivateur portait une grande attention à ce que celle-ci est "d'livrée" lorsque celle-ci n'avait pas jetée sa délivrance, on devait faire appel au vétérinaire.
Lie : partie épaisse qui se dépose au fond des tonneaux de cidre, avec laquelle on faisait du marc de cidre.

LIEN : s.m.
Attache servant à lier les gerbes de blé, de foin, et qui était confectionné avec de la paille de seigle. V. Glui.

LIER : v.a.
Lier : action de serrer des gerbes avec une corde ou un lien de paille (glui) des fagots avec du fil à quart (fer) ou un lien fait de bois (archelle) nois'tier de préférences.

LIEU-DIT : s.m.
Désignation d'un lieu de terroir avec section, relatant parfois une origine, un emplacement. Ex : Le Moulin; la Briqu'trie.

LIEUR : s.m.
Pièce de la faucheuse-lieuse, se trouvant sur le tablier, qui s'appuyant sur le " tchien moteur ", déclenchait le couteau et par une rotation, liait la botte.

LIEUS : s.m.
Lieurs de gerbes, employés au liage des bottes de foin, de paille battues sortant des batteuses.

LIMON : s.m.
L'une des deux grosses pièces de devant d'une charrette, où on attelait le limonier.

LIMONIER : s.m.
Cheval qualifié, que l'on attelait dans les brancards d'un tombereau, d'une voiture. V. Limon.

LIN : s.m.
Plante textile : - Linum usitatissinum.
Dont la culture est à peu près abandonnée dans la région. Graine de lin pilée, servant à faire des cataplasmes, ainsi que la farine, des sinapismes, lorsque les chevaux avaient des coliques.

LIQUET : s.m.
Petite poire bonne à cuire, appelé couramment dans notre région " poire de fusée ", qu'on mettait en chapelet, qu'on passait au four lorsqu'on avait cuit, afin de les conserver.

LIR' : v.a.
- Lir' el'journal. Se dit des bêtes qui attendent leur nourriture à l'étable ou au pâturage.

LIT : s.m.
Couche horizontale de gerbes ou de bottes de foin, dans une meule, une grange, un grenier, ou un tombereau ou chariot.

LITRE : s.f.
Nouvelle mesure de capacité, qui vaut environ une pinte et un 20ème, ou un litron et un 1/4 et qui contient un décimètre cube.

LITRON : s.m.
Mesure de capacité, qui contenait un 1/16 de boisseau.

LISERON : s.m.
Plante grimpante à fleur d'entonnoir dont le rhisomes envahissent les terrains des jardins ou terres incultes, s'appelle aussi "volubilis".

LINTILLES : s.f.
Lentilles : genre de légumineuses papillonnacées alimentaires ; il y a deux sortes de lentilles, blonde ou rouge et la verte. Culture pratiquée dans les terres légères ou calcaires.

LUPIN : s.m.
Genre de légumineuse papillonacée, employé comme fourrage. V. Trèfle.

LURONNEUX : adj.
Homme paresseux qui traine toujours pour effectuer son travail.
V. Lambineux.

LINTILLONS : s.m.
Petite lentille, que l'on sème dans les seigles que l'on nomme hivernache. V. Véche.

LOCHER : v.n.
Il ne se dit qu'en parlant d'un fer de cheval, qui branle et qui est près de tomber.

LOCOMOBILE : s.f.
Machine à vapeur montée sur roues et mobile que l'on utilise comme moteur, pour actionner les batteuses. V. Batteuse à fu ou machine.

LONGE : s.f.
Corde servant à attacher les bêtes.
- No vaqu' o l'o cassée s'longe. Notre vache a cassée sa longe. V. Lâche.

LONGIVO : adj.
Paresseux : traîner pour faire un travail.
- I n'in fini point, qué longivo.

LONGTCHU : ad.j.
- Foaire l'longtchu. Traîner lorsqu'on vous appelle. V. Longivo.

LOTI : adj.
Etre bien ou mal loti. Se dit souvent du mariage, lorsque l'époux ou l'épouse ont une mauvaise conduite ou que ceux-ci lorsqu'ils cultivent, ne disposent de bâtiments ou de matériels modernes.

LOUAGEUX : s.m.
Celui qui loue des chevaux ou des voitures.

LOUCHET : s.m.
Bêche ou louchet à bett'raves.
Outil spécial dont le fer est plus petit que celui de la bêche, de forme allongée et légèrement concave, servant à arracher les betteraves.
V. Fourtchet à bett'rave s.

LOUIS : s.m.
Monnaie appelée ainsi par Louis XVII, du nom des rois. Le Louis d'or valait 10 F en 1864 il valait 24 livres, la livre est de 16 onces, monnaie de compte valait vingt sous.

LOUSTIC : adj.
Se dit d'une personne dont on se méfie.
- Ch'est un drol'dé loustic, un drol'dé coco.

LOUVET (TE) : adj.
Se dit de la couleur du poil de loup, en parlant du cheval.

LUBIE : n.f.
Caprice : - Avoèr des lubies. I y a rien à foaire, quant'i l'o dit qui n'tira point, tu peux li casser ch'manche d'cachoère su sin dos, i n'boug'ra point pour o. Se dit d'un cheval lunatique et récalcitrant.
V. Lunatique.

LUMIÈRE : n.f.
Ouverture se trouvant sur la flèche de la charrue, ou sont fixées la rasette et le coutre.

LUNATIQUE : adj.
Récalcitrant ; rebuté :
- I l'est lunatique comm'un viux beudet. V. Lubie.

LUPIN : s.m.
Genre de-légumineuse papillonacée, employé comme fourrage. V. Trèfle.

LURONNEUX : adj.
Homme paresseux qui traine toujours pour effectuer son travail.
V. Lambineux.

LUTRONGNE : s.m. {
Merle draine à tête cendrée.
- L' lutronn' à l'siffl', ch'est singn'ed'boén temps.i
Lorsque le merle draine siffle, il va faire beau.

LUZERNE : s.f.
Fourrage : plante cultivée.
- Médicago sativa. Nourriture très riche pour les bêtes. Celles-ci avait une durée de six ans. Aujourd'hui remplacé comme le sainfoin par les récoltes annuelles.
- Ray-gras ou gazons.

LUZINIÈRE : s.f.
Terre semée en luzerne.