 |
Palestre d'Olympie
Les premiers jeux Olympiques sont réputés avoir pris place en
776 av. J.-C. sur
l'initiative d'Iphitos, roi d'Élide. Pausanias écrit ainsi : « Iphitos,
descendant d'Oxylos, et contemporain de Lycurgue, qui donna des lois à
Lacédémone, fit célébrer des jeux à Olympie, renouvela les fêtes olympiques, et
la trêve dont l'usage avait cessé. » Ces premiers jeux ne comportent qu'une
épreuve de course à pied (le stadion), remportée par un certain Coroebos,
cuisinier de son état.
La date de 776 av. J.-C. marque le début du calendrier olympique, selon lequel
les années sont regroupées en olympiades. Ainsi, la victoire grecque de
Salamine, en 480 av. J.-C., a lieu pour les Grecs la première année de la 75e
olympiade. Les Éléens consignent à partir de cette date le nom des
vainqueurs à toutes les épreuves dans des registres que Pausanias mentionne à
plusieurs reprises et qui nous sont parvenus ; ils s'arrêtent en 277 ap.
J.-C.. En réalité, il est vraisemblable que les Jeux aient été encore plus
anciens, compte-tenu de l'abondance des offrandes de l'époque géométrique
retrouvées à Olympie.
Les jeux Olympiques sont la première manifestation des jeux panhelléniques qui
se déroulent régulièrement en Grèce, avec des cycles de deux ou quatre ans. À
partir du VIe siècle av. J.-C. sont créés trois autres concours, l'ensemble
constituant la « période » :
De nombreux mythes entourent l'origine des Jeux olympiques antiques. L'une
raconte qu'Héraclès construisit le stade olympique ainsi que les bâtiments
alentours en l'honneur de son père Zeus, après avoir accompli ses douze travaux.
Il aurait parcouru 600 pas et nommé cette distance un stade, ce qui devait plus
tard devenir une unité de longueur équivalente à environ 192 mètres.
Les premiers Jeux olympiques sont réputés avoir pris place en 776 av. J.-C. sur
l'initiative d'Iphitos, roi d'Élide. Cette année marque le début du calendrier
olympique, selon lequel les années sont regroupées en olympiades. En réalité, il
est vraisemblable que les Jeux aient été encore plus anciens, compte-tenu de
l'abondance des offrandes de l'époque géométrique retrouvées à Olympie. Dès
lors, les Jeux gagnèrent en importance dans toute la Grèce antique, pour
atteindre leur apogée au cours des 5e et 6e siècle av. J.-C. Les épreuves
sportives alternaient avec les sacrifices et cérémonies religieuses en l'honneur
de Zeus et de Pélops.
Les épreuves sont divisées en épreuves hippiques (chars à deux ou quatre
chevaux) et en épreuves gymniques (course à pied, lancer du disque, saut en
longueur, lancer du javelot et lutte).
Le prestige des jeux se mit à décliner au fur et à mesure que les Romains
gagnèrent de l'influence en Grèce. L'empereur Théodose Ier les interdit en 393
après avoir proclamé le christianisme religion de l'empire, en raison de leur
caractère païen.
|
|
 |
La rénovation des Jeux
La fédération omnisports française USFSA fête son cinquième anniversaire le 26
novembre 1892 dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne à Paris. À cette
occasion, Pierre de Coubertin appelle à la rénovation des Jeux olympiques.Deux ans plus tard, le 23 juin 1894, se tient également à la Sorbonne le «
Congrès pour le rétablissement des Jeux olympiques ». Devant l’absence de
réactions à son appel deux ans plus tôt, Pierre de Coubertin parvient à
convaincre les représentants britanniques et américains, mais aussi d'autres
nations, notamment la Jamaïque, la Nouvelle-Zélande ou la Suède. Plus de 2 000
personnes représentant douze nations assistent finalement au congrès, qui vote à
l’unanimité la rénovation des Jeux olympiques. L'autre décision importante prise
à l’occasion de ce Congrès est la condamnation des règlements sportifs de
certaines fédérations (britanniques notamment) excluant les ouvriers et les
artisans au nom d’un élitisme social qui allait à l’encontre des idéaux
égalitaires français.
Les Jeux olympiques modernes
Icône de détail Articles détaillés : Jeux olympiques d'été et Jeux olympiques
d'hiver.
Après le succès initial, les olympiades de Paris en 1900 (qui virent pour la
première fois des femmes participer aux épreuves) et de Saint Louis en 1904
furent éclipsées par les expositions universelles dans lesquelles ils étaient
inclus. Les jeux intercalaires de 1906 à Athènes, non reconnus par le CIO car
n'ayant pas eu lieu au cours d'une année olympique, marquèrent un regain
d'intérêt du public et des athlètes, avec une participation très internationale
alors que 80% des sportifs ayant pris part aux jeux de Saint Louis étaient
américains.
De 245 participants originaires de 15 nations en 1896, les Jeux rassemblent
10'500 athlètes de 200 délégations lors des derniers Jeux olympiques d'été. Le
nombre des participants aux Jeux olympiques d'hiver est plus modeste avec
environ 2500 athlètes attendus à Turin en 2006.
Les Jeux olympiques modernes représentent l'un des événements les plus
médiatisés. Les jeux de Sydney en 2000 réunirent plus de 16'000 journalistes et
diffuseurs, qui retransmirent les épreuves pour un nombre estimé de 3,8
milliards de téléspectateurs. Cette croissance pose un problème de financement
aux villes hôtes, que le sponsoring ne couvre que partiellement – à titre
d'exemple, le budget estimé des Jeux de Londres en 2012 est de 9 milliards de
livres sterling.
Le CIO reconnaît 203 pays participants, selon des critères moins stricts que
ceux définissant un État au sens du droit international. De nombreuses
dépendances prennent ainsi part aux jeux sous leur propre drapeau, tel que les
Bermudes, Porto Rico ou Hong Kong, alors qu'elles sont légalement parties
intégrante d'un autre États. Depuis 1980, Taïwan participe sous le nom de Chine
de Taipei, la République populaire de Chine refusant sa propre participation si
Taïwan était présent sous le nom de République de Chine. Les Îles Marshall ont
quant à elles été reconnues par le CIO le 9 février 2006.
Origine de la devise latine des Jeux olympiques modernes
La devise latine des Jeux olympiques est, depuis 1894, année du premier congrès
olympique : citius, altius, fortius... (plus vite, plus haut, plus fort...).
C'est Pierre de Coubertin qui proposa cette devise, empruntée à son ami l'abbé
Henri Didon. Un emprunt ni fortuit, ni anodin. Trois ans auparavant, le 7 mars
1891, à la fin des compétitions sportives du collège Albert-le-Grand d'Arcueil
dont il est directeur, l'abbé Didon, en présence de son ami de Coubertin, avait
lancé aux participants : « Mes enfants, je vous donne comme devise sur les
stades comme dans la vie : citius, altius, fortius. » Pierre de Coubertin
envisageait le sport d'un point de vue pédagogique : il y voyait un moyen de
sociabilisation et de moralisation.
Cet emprunt est aussi un hommage. Né en 1840 au Touvet (Isère), ordonné prêtre à
22 ans, Henri Didon fut un sportif émérite qui mit le sport au cœur de sa
pédagogie. En 1896, l'abbé Didon assiste aux premiers Jeux olympiques et célèbre
une messe œcuménique et olympique en la cathédrale d'Athènes devant quatre mille
personnes. En 1897, trois ans avant de mourir, il ouvre le deuxième congrès
olympique international. Malgré cela, le rôle de l'abbé Didon reste méconnu,
comme l'est la contribution chrétienne à l'idéal olympique moderne.
De même l’origine de la hiérarchie des métaux des médailles d’or, d’argent et de
bronze aux Jeux olympiques qui n’existaient pas du temps des Grecs, puisqu’il
n’y avait à cette époque qu’un seul vainqueur qui était couronné d’un rameau
d’olivier, vient de la citation biblique : « de l'or, de l'argent et du bronze »
Exode 35, 5.
|