
«J'ai fermé mon atelier de Lille, il y a un an et demi. J'y avais entreposé une collection de médaillons et de vitraux. Afin de ne pas laisser ces œuvres d'art dans les casiers, j'ai souhaité ouvrir un petit musée du vitrail à Bertangles », explique Claude Barre qui travaille dans le vitrail d'art depuis le 16 août 1949.
Il a commencé aux ateliers Pasquier, rue des Canettes, à Amiens.
« Je me suis installé à mon compte en 1965, année où j'ai décroché la médaille d'or du meilleur ouvrier de France. J'ai acheté à Bertangles en 1968. J'y travaille depuis 1969 », ajoute l'artisan. Dans son atelier, installé dans ce village proche d'Amiens, il a donc décidé d'y faire un musée du vitrail, baptisé La rose trémière.
Samedi après-midi, les guides de l'association du Pays des Coudriers en pousseront les portes. En y entrant, on tombe sur une Marie-Madeleine du XVIe siècle, un médaillon avec un morceau de vitrail du XIVe siècle acheté à Drouot.
Le visiteur peut y admirer deux œuvres du peintre verrier, Luis Perès. « J'ai travaillé avec lui à Bertangles, dans les années soixante », précise Claude Barre avant de commenter une abstraction de Michel Dupan et une œuvre de Gruber mettant en scène un petit pâtre. Sur deux niveaux, dans une ancienne grange, des œuvres rares, de toute beauté sont mises en valeur.
« En ouvrant ce musée, j'ai voulu me faire plaisir mais également créer un endroit sympathique en milieu rural, dans un village qui a du potentiel : le château et l'église », estime celui qui a laissé sa signature sur les vitraux de nombreux édifices du nord de la France, notamment.
Ce samedi 21 août, l'église et les extérieurs du château de Bertangles ainsi que l'église Saint-Firmin et Le Martyr de Vaux-en-Amiénois seront au programme.
À noter que les 18 et 19 septembre prochains, à l'occasion des Journées du patrimoine, Claude Barre ouvrira sa galerie du vitrail, située rue Victor-Hugo à Amiens - où il reçoit chaque année 1500 visiteurs - et son nouveau musée bertanglois.