
Une centaine de personnes ont franchi les portes du muséelors des Journées du patrimoine.
Au 4, de la place, dans la commune de Bertangles, c'est le coassement des grenouilles qui signale l'arrivée des visiteurs au propriétaire des lieux. Plus précisément un musée nommé Rose Trémière. Dans une grange rénovée depuis septembre, on y trouve de véritables trésors préservés.
Notamment une Marie-Madeleine du XVIe siècle qui côtoie des miniatures peints en 1900. À quelques pas de là, d'anciens vitraux religieux sont posés avec des œuvres contemporaines signées Perès, Dupan ou encore Ansart.
Ou encore une collection de médaillons de la partie du XVIe au XXe siècle. Une collection en tout cas prestigieuse que l'on doit et qui est choyée par un homme passionné et passionnant Claude Barre qui a exercé son métier, à Lille, pendant plus de vingt ans.
En créant ce musée, il voulait dévoiler les derniers vitraux de sa galerie lilloise aujourd'hui fermée. «[ITAL] Je collectionne des pièces depuis maintenant près de soixante ans toujours avec la même passion. Des pièces achetées notamment à Drouot sur Paris ».
Ses grandes fiertés : deux médaillons du XVIe qui représentent deux scènes de chevalerie en l'occurrence la « Vierge, un enfant » qui date du XVe. Mais aussi douze apôtres de Goudelet ou une peinture sur verre lillois du XIXe avec quatre petits médaillons. La Rose Tremière héberge aussi des œuvres civiles comme ces vitraux qui ornaient les fenêtres après la première guerre mondiale.
Un musée à visiter sans modération.